L'origine du chien....

1) L'origine du chien

   
L'ancêtre du chien, le Créodonte, mammifère aux formes lourdes, bas sur pattes, semi-plantigrade et muni de griffes, vivait sur le continent américain au début de l'ére tertiaire, durant l'éocène.
La tête osseuse est volumineuse, mais c'est surtout la face qui est dévelopée; la cavité crânienne est réduite et loge un encéphale aux lobes olfactifs volumineux mais dont les hémisphères sont lisses. Les canines et les molaires sont massives ( on ne distingue pas de dent carnassière). L'articulation du carpe comprend neuf os tandis que les membres sont munis de cinq doigts complets.
Les créodontes jouaient le rôle des carnivores actuels, se nourrissant de proies vivantes et de fruits.
La souche primitive dont les représenatnts sont appelés les Procréodontes, a donné naissance à trois groupes: les Pseudocréodontes, les Acréodontes et les Eucréodontes dont l'encéphale s'est développé au cours des générations.
Leurs molaires se sont différenciées et une dent carnassière peut être distinguée chez eux. Les Eucréodontes se sont séparés en deux familles: celle des Miacidés, à l'origine du chien et celle des Viverravidés dont le corps était allongé, les membres courts et ressemblaient à des Mustélidés.

         
                                                                  

Au cours de l'Eocène, certains Miacidés américains  sont passés en Europe ( Cynodyctus gregarius). Pendant le Pontien ( Miocène), est apparu le Pomarctus qui a donné naissance aux Canidés acyuels dont les membres sont devenus tetradactyles tandis que trois os du carpe ont fusionné ( scaphoïde, semi-linaire et central) et que l'appui se faisait sur les doigts.

    

   La domestication

  La domestication du chien ( canis familiaris) aurait commencé à la fin du Pléistocène. Les plus anciennes traces d'association entre les espèces humaine  et canine remontent à ce temps, plus précisément au Magdalénien. Elles datent d' il y a environ 15 000 ans avant J.C., au moment où l'homme se serait rendu compte de la possibilité de l'utiliser pour la garde des campements et pour la recherche du gibier blessé. Le chien est la première espèce animale a avoir été domestiquée.

Les espèces sauvages apaprtenant au genre canis qui vivaient à cette époque peuvent être classées en trois groupes;

- les loups ( C.Lupus, C.Niger, C.Simensis)
- les coyotes ( C.Latrans)
- les chacals ( C.Aureus, C.Adustus, C.Mesomelas)

Il faut chercher l'origine du chien domestique parmi ces espèces, en se basant sur différents critères: morphologiques, chromosomiques, biochimiques, immunologiques et éthologiques.

 
Elles montrent que le chien s'intègre dans une série dont   
les extrêmes sont le loup et le chacal.
Ces données varient fortement d'un chien à l'autre
de telle sorte que certains se rapprochent plus du loup
que d'autres se rapprochent du chacal.
Aucune conclusion ne pouvant être tirée.

    Les données éthologiques

Elles n'apportent pas  non plus d'éléments décisifs. Les patrons-moteurs n'offrant pas de différences marquantes. Les comportements sociaux , par contre, ne sont pas semblables; le loup vit en meute, comme le chien, de telle sorte que le rendement de la chasse soit plus élevé. Le chacal quant à lui vit par couples accompagnés pendant un certain temps par les jeunes de l'année.
Cependant, le chacal chasse parfois de concert avec d'autres espèces de prédateurs ( Guépard) comme le chien (Homme).
Tous les représentants sauvages du genre canis manifestent une disposition équivalentes à l'apprivoisement.

    Les données chromosomiques

Elles ne permettent pas de conclure; le nombre ( 40) et la morphologie des chromosomes sont semblables. Les espèces sont toutes hybridables et les jeunes issus de ces croisements sont féconds. L'hybridation se réalise dans la nature si l'occasion se présente.

    Les données moléculaires et immunologiques

Elles montrent que le genre canis est homogène à ces points de vue.
En conclusion, l'examen des différents critères ne dégage pas nettement l'espèce sauvage qui, au Magdalénien, a donné le chien domestique.
Le chien domestique présente beaucoup de variations résultant de la domestication: morphologiques ( couleur et texture du pelage, port des oreilles, forme du crâne, taille et forme du corps), éthologiques et physiologiques. D'autre part, il est certain que du sang d'espèces sauvage a été récemment introduit et est encore introduit dans certaines races: loup ( Husky, Malamute), coyote ( chien de rue américain) chacal ( Basenji, chiens africains).

Différentes hypothèses sont donc en compétition:
- Le chien provient du loup ( origine monophylétique)
- Le chien provient de plusieurs espèces de canidés sauvages ( origine polyphylétique) dont, principalement, le loup mais aussi le chacal commun et éventuellement le coyote.
- Le chien provient d'un ancêtre disparu et inconnu, mais apparenté au Dingo australien ( canis faliliaris dingo).

Il semble que la seconde hypothèse soit la plus plausible. Le processus de domestication du chien a été entrepris de façon presque simultanée en de nombreux endroits différents du globe ( Europe, Moyen-Orient, Extrême-Orient). Les géniteurs qui ont servi de points de départ appartenaient certainement à des sous-espèces différentes et le dosage des espèces utilisées n'a sûrement pas été le même car les objectifs poursuivis n'étaient pas semblables, cela explique le remarquable polymorphisme de l'espèce canine et le grand nombre de variétés ethniques.
Il y aurait environ 800 races de chiens connue dans le monde. La première race qui aurait été fixée serait le lévrier iranien ou Saluki dont on retrouve l'effigie sur des poteries égyptiennes datant de 7500 vant J.C.

Les romains avaient déjà sélectionné l'espèce canine et distinguaient;
- des canes venaitici ( chien de chasse), eux-mêmes répartis en;
         - sagaces: chiens qui suivent le gibier à la piste
         - celeres: chiens qui forcent le gibier à la course
         - pugnaces: chiens attaquant le gibier qui se défend.
- des canes pastorales ( chiens bouviers et bergers)
- des canes villaciti ( chiens de maison).

La sélection, surtout conduite par les Anglais au XVII, XVIII et XIX siècles, a été à l'origine de la plupart des races connues actuellement.
 
       Canidés et chiens sauvages


La famille des canidés comprend, parmi d'autres, le genre canis; parmi les représentants sauvages de celui-ci, on trouve:

- Le chacal commun ( canis aureus)

D'un poids d'environ 10 kgs, il vit dans le Sud de l'europe,
en Afrique ( au nord de l'équateur) et s'étend en Asie jusqu'en
Inde et en Indochine.C'est un animal
des savanes herbeuses ou
boisées; il s'adapte à la présence de l'Homme et pénètre, la nuit,
dans les villages et la périphérie des grandes villes.

- Le chacal à flancs rayés ( canis adustus)

De même stature que le précédent, son aire de distribution 
se trouve en Afrique, au sud des déserts du Sahara et de Lybie.
Il vit dans les savanes herbeuses.

- Le chacal à chabraques ( canis mesomelas)

Plus gros que les autres chacals ( 15 kgs), on le trouve en
 Afrique australe et en Afrique orientale. Son biotope est 
semblable à celui des précédents. Son comportement social est
 comparable; il montre cependant une plus grande faculté de
communication avec des congénères ( c'est le représentant sauvage
du genre canis qui est le plus bruyant) et chasse parfois avec des
animaux d'une autre espèce.

- Le coyote ( canis latrans)

D'un poids de 12 à 18 kg, il est répandu dans toute l' Amérique du Nord
 et une partie de l' Amérique centrale et il vit dans les plaiens. Son
 comportement social ressemble à celui du chacal.

- Le loup gris ( canis lupus)

C'est le canidé sauvage le plus lourd ( de 27 à 80 kg). Il vit dans les régions
 circumpolaires des continents eurasiatique et américain. On compte de nombreuses
 sous-espèces fort différentes les unes des autres. Les loups sont rassemblés en meutes
tout au long de l'année. La meute est constituée par un couple et ses jeunes des années

 précédentes. Parfois, elle comprend plusieurs familles. Le nombre moyen d'animaux
est de 12 avec un maximum observé de 35. Les meutes rayonnent dans un domaine
vital centré sur une tannière ( caverne, terrier ou ensemble de buissons touffus) qui est
défendue ( territoire) en période de reproduction. En été, les jeunes et les louves allaitantes
restent dans l'abri, tandis que les adultes sortent pour chasser en groupe. En hiver,
les louveteaux sont plus vigoureux et accompagnent la meute qui se déplace au complet.
Des relations de dominance sont établies au sein du groupe. Une meute chasse une fois
 tous les deux ou trois jours.

- Le loup rouge ( canis niger)

Il est un peu plus grand que le coyote et vit le long de la côte
 atlantique de sud des Etats-Unis. C'est une espèce en voie de
 disparition. Son comportement est comparable à celui du coyote.

- Le loup d'Abyssinie ( canis simensis)


Il pèse entre 15 et 30 kg, son aire de distribution est limitée à certaines
 régions de l'Ethiopie. Il est menacé d'extinction à cause de la chasse dont
il fait l'objet et de l'extension des zones cultivées. Il vit en solitaire ou par couples.

En plus de ces espèces de canidés sauvages , on observe en beaucoup d'endroits du monde, des chiens domestiques ( canis familiaris) retournés à l'état sauvage ou vivant en semi-liberté.

En Asie, en Amérique du Sud et dans certaines régions de l'Europe ( sur le pourtour de la Méditerranée), des chiens vivent en semi-liberté à proximité des rassemblements humains et des agglomérations. Ils sont essentiellement détritiphages. Leur origine est ancienne et leur morphologie est assez uniforme tandis que les croisements avec les canidés sauvages sont relativement fréquents. Ce sont des "chiens parias".

2) Le comportement exploratoire .

Le chiot prend contact avec son environnement à partir du moment où il peut se déplacer et quand ses organes des sens deviennent fonctionnels. Le tact et le goût existent déjà à la naissance. Au 14ième jour, l'olfaction s' installe, au 15ième jour, des stimuli auditifs sont perçus, au 21ième jour, l'oeil commence à fonctionner ( les paupières s'ouvrent entre le 12ième et le 15ième jour, la rétine est tout-à-fait développée vers l'âge de 6 semaines).

Le comportement exploratoire se développe donc en même temps que les organes des sens et que le système nerveux central.
Ainsi, on observe une évolution marquée entre les activités d'investigation d'animaux d'âges différents s'échelonnant entre 5 et 16 semaines, lorsqu'on les place dans un local inconnu et comprenant des objets tels que miroir, chien en peluche, cage contenant un rat vivant, lampe clignotante...
L'expérience précoce est très importante pour le développement de l'aptitude à l'apprentissage. Un chiot qui, durant les trois premiers mois de sa vie, a été confiné dans un environnement constant et uniforme (chenil, magasin, local de quarantaine, appartement) sera, plus tard, incapable de tolérer la complexité d'une stimulation nouvelle et inhabituelle car son système nerveux n'ura pas été sufisamment programmé.
Un animal qui n'a pas été en présence d'un environnement suffisamment varié dès le jeune âge, a une potentialité d'apprentissage et d'intelligence fortement limitée.

Le chien adulte manifeste une comportement exploratoire très développé, il est du même niveau que celui des primates et deux à trois fois plus élevé que celui des rongeurs.

3) Le comportement alimentaire .


          Pour manger une proie, les chiens saisissent entre leurs dents canines et incisives, ils en arrachent ou en coupent  des framents, se servant parfois des membres antérieurs pour la fixer.
La préhension d'aliments en morceaux ou semi-liquides se fait au moyen de la langue et par des mouvements de la mâchoire inférieure.
Les canidés sauvages ont un mode d'alimentation tel qu'ils sont capables d'ingérer en peu de temps, une grande quantité de nourriture ( lors de la capture d' une proie) et qu'ils peuvent, en contrepartie, subir d'assez longues périodes de disette. D'autre part, dans certains régions, et pendant certaines périodes de l'année, ils sont omnivores.
Cette possibilité d'une alternance entre des festins et des périodes de jeûne, se retrouve chez le chien domestique: si on lui présente un repas plantureux et d'un goût agréable, il absorbera tout, même si cela correspond à beaucoup plus que ses besoins. D'autre part, s'il ne mange pas, même pendant une semaine, cela n'aura pratiquement pas d'effet sur sa santé.

       - Comportement  alimentaire du chiot.

Durant les trois premières semaines de la vie, l'alimentation est uniquement constituée par le lait maternel. A partir de la troisième semaine, des petites quantités de nourriture solide sont absorbées. Le sevrage s'effectue entre la sixième et la septième semaine. Le chiot tète 7 à 8 fois par 24 heures. Le nombre de tétées par jour diminue progressivement.
La tétée est un des premiers patrons-moteurs qu'on peut observer chez le chiot. Il est inné et s'adresse aux tétines de sa mère, mais aussi à d'autres objets de l'environnement. La présence de lait constitue un renforcement et la réplétion de l'estomac l' inhibe. On constate cependant que ces deux facteurs ne remplissent pas toujours leur rôle: la tétée peut se poursuivre après le tarissement de la mère et se faire sur des objets non-alimentaires. D'autre part, elle peut continuer 15 à 20 minutes après que l'estomac soit rempli ou se produire chez un chiot rassasié et endormi, s'il est réveillé brusquement.

      - Comportement alimentaire de l'adulte.

Le nombre de repas par jour peut être ramené à deux ( ration d'allaitement ou de travail) . Quand des chiens sont nourris "ad libitum", certains adaptent leur ingestion de telle sorte que leur poids reste constant. D'autres ne se limitent pas et deviennent obèses. Dans ces conditions, on observe que le rythme journalier d'absorption des aliments va de 8 à 25. Il arrive fréquemment que les chiens qui ne mangent pas tout leur repas en une seule fois enfouissent ou cache le reste.
L'effet de groupe est très marqué: de jeunes chiens absorbent 15 à 20 % de nourriture en plus s'ils reçoivent leur repas avec un congénéère. Si celui-ci est affamé, cela induit une consommation supplémentaire de 30 à 200%.

Ces excès ont un effet temporaire car le gain de poids calculé sur plusieurs semaines est comparable à celui d'un sujet isolé.
Les aliments présentés sous forme sèche ou sous forme broyée sont dédaignés de prime abord. Par conditionnement, ils ne tarderont pas à être considérés comme valables.
 

4) Le comportement dipsique .

        Les canidés boivent en lappant, c'est-à-dire qu'ils plongent dans le liquide, leur langue dont ils disposent l'extrémité antérieure en forme de cuillère.
On considère qu'un chien absorbe 60 ml d'eau par kilo de poids vif. Cette quantité est contenue dans l'eau de boisson, mais aussi dans les aliments. les besoins varient fortement selon divers facteurs: températue, travail.....
Le nombre d'abreuvements par jour et le volume absorbé par abreuvement sont très variables. Si un chien dispose d' un accès permanent à l'eau de boisson, il peut boire à tout moment, surtout lors du repas et peu pendant la nuit.
Quand un chien assoiffé accède à l'abreuvoir, il boit d'un trait la quantité d'eau nécessaire à compenser son déficit hydrique et pas plus.


Selon la quantité d'eau contenue dans son alimentation, le chien adapte le volume d'eau de boisson qu'il absorbe de telle sorte que la quantité totale soit toujours, plus ou moins, identique.

   Influence de degré d'hydratation des aliments sur la quantité d'eau de boisson absorbée



5) Le comportement d'élimination .

          Chez les canidés sauvages, l'élimination des excréta, outre son rôle physiologique, fait partie des moyens de communication entre animaux. Chez le chien domestique, il en est de même, particulièrement pour le mâle et la femelle en chaleur qui, de cette façon, montrent leur présence et leurs intentions.
La défécation et la miction, chez les carnivores, sont des actes volontaires, contrôlés par le système nerveux central et susceptibles d'être églés par apprentissage ( éducation).
La défécation est effectuée, dans les deux sexes, en position accroupie, le dos légèrement arqué.

Les matières fécales contiennent probablement des phéromones car, dans certaines conditions, elles sont déposées sur des objets verticaux.

  La miction est faite en position accroupie, par les femelles et par les mâles impubères. Chez les mâles adultes, un membre postérieur et levé et le jet est dirigé horizontalement ou obliquement de telle sorte qu'un objet préalablement repéré soit aspergé.

Le chiot, jusqu'à 14 jours, n' urine et ne défèque que lorsque sa mère lui lèche l'abdomen ou la région ano-génitale ( chez les jeunes nourris artificiellement, il faut provoquer l'élimination en frottant ces zones au moyen d'un tampon enduit d'eau tiède).
Au cours de la troisième semaine, quand il devient capable de se déplacer, il fait ses besoins n'importe où, en dehors du nid qui reste propre.
A 7-8 semaines, au fur et à mesure que ses déplacements se font plus loin, il donne sa préférence aux endroits où il sent des traces d'urine ou de matières fécales. Jusqu'à l'âge de 3-4 semaines, la chienne nettoye ses jeunes activement après élimination. La miction se fait en position accroupie dans les deux sexes. Une différence se marque progressivement chez les mâles. Ils s'accroupissent moins bas, le rachis est légèrement arqué d'un côté et un membre postérieur se soulève un peu. La position caractéristique ( on dit que le chien "lève la patte") est acquise à l'âge de 8-9 mois, au moment de la puberté. Certains chiens, bien que sexuellement normaux, ne l'adoptent jamais.

 D'autres la prennent avant la puberté. D'autres  ne la lève qu' épisodiquement. En cas de maladie, on observe parfois le retour au comportement infantile.

  Lors de leurs déplacements, les mâles ne vident pas d' un trait le contenu de leur vessie, mais il le fractionnent ( on a observé jusque 80 mictions en quatre heures) de telle sorte que de petites quantités soient émises à certains endroits précis: réverbère, angle d'un mur, arbre, objet  qui se distingue des autres par sa situation ou son odeur, excreta d'un congénère ou d'un autre animal.
Cette façon de faire visant à déposer des phéromones sur ces objets.
Après avoir éliminé des matières fécales ou de l'urine, certains chiens , mâles ou femelles, grattent vigoureusement le sol. Ce geste a également la valeur d'une communication: les marques sont bien visibles et sont imprégnées de l'odeur des glandes sébacées des coussinets plantaires.
La miction et parfois la défécation peuvent exprimer une émotion intense ( joie, peur...). Ces manifestations peuvent signifier aussi la soumission de ceux qui les effectuent.

6) Le comportement social .


 a) Développement du comportement social


           Le développement du comportement social dans l'espèce canine s'effectue de manière progressive pendant la croissance en suivant une chronologie pratiquement immuable.
J.P. Scott etJ.L. Fuller ont divisé le jeune âge du chien en plusieurs périodes:
- la période néo-natale: de 0 à 14 jours.
- la période de transition : de 14 à 21 jours.
- la période de socialisation : de 21 à 12 semaines.
- la période juvénile: de 12 semaines à la puberté.

      - La période néo-natale        

Pendant cette période, l'interattraction sociale est très réduite et le rapprochement des chiots l'un vers l'autre est dû à leur intérêt commun pour le nid et leur mère. Il est aussi destiné à assurer une meilleure thermorégulation.

     - La période de transition  

Elle correspond à une ouverture du chiot au monde extérieur par la mise en fonction de ses organes des sens et par un développement de ses aptitudes motrices. Il explore sa mère et ses frères et soeurs. On n'observe pas encore de réaction de peur.

     - La période de sociabilisation  

Elle peut être subdivisée en deux phases successives:
- la phase de formation: de la 4ième à la 7ième semaine
- la phase de socialisation proprement dite: de la 8ième à la 12ième semaine.

                               La phase de formation

Durant cette période, le chiot identifie les espèces amies, c'est-à-dire celles avec lesquelles des relations sociales peuvent être entretenues ( en principe l'espèce canine et l'espèce humaine). Il est attiré par les individus qu'il rencontre, il n'éprouve pas de peur envers eux ou la domine facilement. Il apprend à les reconnaître et à généraliser les caractères de reconnaissance. A partir de l'âge de 40 jours, il commence à avoir des réactions d'aversion envers des animaux ne présentant pas ces caractères. La période correspondant à cette phase de formation est donc une période critique pour l'apprentissage des critères d'identification des espèces amies.
A ce moment on observe aussi que certaines modalités du comportement social commencent à se évelopper, principalement par le jeu. A tros semaines et demi, le chiot effetue la posture d'invitation au jeu. A partir de la quatrième semaine, le chiot apprend la " morsure inhibée", celle qui est tolérée par un partenaire de jeu mais qui est insuffisante lors d'un combat agressif. A cet âge apparaît également le comportement de défense d'un objet ou d'une substance alimentaire.

   La phase de socialisation proprement dite      Etapes du developpement comportemental du chien
 

Durant cette période, la crainte s'installe et limite de plus en plus
la possibilité d'établissement de rapports avec de nouvelles espèces.
Les individus nouveaux, ne présentant pas les caractères observés et
 mémorisés pendant la période de formation font l'objet de réactions
de crainte ou de réactions agressives.

Par contre, cet âge est propice à l' apprentissage déjà commencé précédemment des moyens de communication et du comportement de groupe.Par le jeu avec ses frères et soeurs, par les rapports avec sa mère et avec d'autres animaux adultes, le jeune chien apprend à accepter la suprématie des individus hiérarchiquement supérieurs. Il apprend à suivre les leaders. Il a confiance en eux et attend une certaine protection de leur part.

     - La période juvénile    

Elle peut aussi être subdivisée en deux phases:                                                                                                                                                                       - la phase de hiérarchisation: entre 3 et 4 mois
                                                                                                                                                                    - la phase d'organisation en bande : entre 4 mois et la puberté

          phase de hiérarchisation

Au cours de cette phase, les relations de dominance et de subordination sont établies entre les membres de la nichée par des combats qui peuvent être sérieux. Un chiot, mâle ou femelle, devient l'individu dominant de la bande. Parmi les plus dominés, on observe parfois des retards dans le développement physique ou psychique ( juvénilité comportementale à l'âge adulte).
La soumission aux chiens adultes et à la mère n'est pas remise en question.
La phase de hiérarchisation comprend également le renforcement de la sociabilisation effectuée plus tôt.

         phase d' organisation en bande

Durant cette phase, les positions hiérarchiques se renforcent, le développement comportemental typique de l'espèce étant pratiquement acquis.

b) Moyens de communication.


      1 - Communication olfactive

       L'odorat est le sens le plus développé chez le chien. La communication olfactive st donc beaucoup utilisée aussi bien pour transmettre des messages à courte distance qu'à longue distance ( plusieurs kilomètres). Le chien détecte les acides aliphatiques à une concentration 100 fois  plus petite que celle décelable par l'homme. Il peut distinguer les odeurs de jumeaux univitellins.
Le rôle social du dépôt d'urine et de matières fécales a été vu plus haut. De plus, des phéromones sont émises par les glandes anales et circumanales, par les glandes à cérumen du conduit auditif externe et par les glandes sudoripares et sébacées situées notamment au niveau du coussinet plantaire et dans une zone particulière de la face supérieure de la queue. ces substances sont différentes selon le sexe, l'âge, l'état des organes reproducteurs, le rang social, la nourriture, l'état émotionnel,....
Certains chiens ont l'habitude de se rouler dans des matières qui dégagent des odeurs fortes ( crottin de cheval, cadavre de lapin....), il semblerait qu'ainsi imprégné d'une odeur violente, ils "impressionnent" leurs congénères.

     2- Communication auditive

      Comparativement à leurs congénères sauvages, les chiens émettent beaucoup de sons. On note de grandes variations selon les races: les Basenji n'aboient jamais ( leur larynx n'est d'ailleurs pas conformé comme celui des autres chiens), certaines lignées de cockers ou de teckels sont très bruyantes, les chow-chow et les chiens de traîneau sont très discrets...
Le répertoire vocal canin est très répandu: faibles plaintes, geignements, gémissements, halètements, grognements, glapissements, jappements, aboiements, hurlements....


Le chiot, dès sa naissance, émet plusieurs types de sons: un cri fort et aigu qui est un signal de détresse ( quand sa mère se couche sur lui ou quand il est isolé du reste de la nichée), des gémissements qui sont produits à l'occasion d'un besoin quelconque ( éloignement de la source de chaleur, vessie ou rectum rempli), des grognements ( en cas de réplétion stomacale ou de satisfaction).
Le chien adulte gémit rarement dans le cadre de la communication avec les autres chiens, ce signal qui est une manence d'un comportement infantile est destiné à l'homme. Son utilisation est le résultat de l'apprentissage.
Les cris aigus, les couinements expriment la douleur ou la crainte de la douleur.
L'aboiement est le son le plus utilisé. Il peut avoir diverses significations:
- saccadé, hargneux et groulé, il exprime la menace,
- sec et bref, il transmet un avertissement à ses congénères à la vue d'un danger ou d'une proie
- hurlé, il correspond à un état général d'excitation.
L'aboiement est aussi utilisé dans le cadre de la défense du territoire. Les chiens de chasse à courre aboient de façon différente selon le déroulement de la chasse.
Le grognement annonce le combat
.
Le hurlement est un son très élaboré et diffère d'un animal à l'autre. Il est bien connu chez le loup et le coyote. Il est plus fréquent dans certaines races de chiens: husky, malamute, saomyède, chiens courants. Le hurlement est émis dans diverses circonstances: 
- appel d'un individu ou d'un groupe d'individus qui sont isolés ( les loups hurlent le plus souvent durant la période de l'année où les jeunes deviennent pubères et commencent à se disperser)

- lorsque le groupe est en proie à une excitation collective, par exemple, lorsque lors de la poursuite ou d'une chasse.
En général, lorsque le chien est assuré, sa voix est grave, quand il hésite ou quand il a peur sa voie devient aiguë.

      3- Communication visuelle  

Le chien voit moins bien que l'homme. Il ne distingue pas nettement le contour des objets et sa perception des couleurs n'est sans doute pas très développée. Par contre, il voit relativement mieux dans l'obscurité et décèle très bien les mouvements, même à plusieurs centaines de mètres. les signaux visuels interviennent donc de façon importante, surtout à courte distance

Expression corporelle, mimique faciale, activité gestuelle: le port de la tête
 ( dressée ou abaisée), l'orientation du regard ( fuyant ou fixant le congénère),
le port des oreilles
(dressées ou couchées), le fait de découvrir les dents de la
mâchoire inférieure, le port de la queue ( étendue, ou entre les jambes), lefait
de la remuer, la position du corps sur les membres ( bien d'aplomb, prêt à bondir,
prêt à se coucher, en décubitus sternal, en décubitus latéral avec présentation de
 la région ano-génitale), la mise en évidence de zones du corps dont la teinte est
contrastée ou le pôils le plus long ( intérieur de la cavité buccale, gorge, ventre,
garrot, rein), piloérection....Tous ces éléments ont une valeur
de signal à tel point
qu'on a pu établir une "anatomie sociale" du chien.

Il faut cependant signaler que chez certaines races, cette anatomie de la communication a été modifiée soit par la génétique, soit par la chirurgie esthétique: qu'en est-il du port de la queue chez l'épagneul breton, de la piloérection chez le lévrier afghan et de l'orientation des oreilles chez le saint-hubert?

Plusieurs signes sont généralement employés pour exprimer le même état ou la même intention. Quand l'animal hésite entre deux dispositions ou deux tendances, ses attitudes le traduisent par un mouvement de compromis qui reflète avec une relative précision la nuance à exprimer ou bien par un mouvement composite signifiant alternativement l'une ou l'autre.

Citons quelques attitudes particulièrement connues:

  Tête dressée, regard clair et dirigé vers le congénère, 
oreilles droites et immobiles, queue portée: attitude de
 domination ou de menace. Le dominant et le dominé
 se disposent souvent l'un par rapport à l'autre de la
même façon que les traits d' un T. Le dominant est
représenté par le trait vertical orienté vers le milieu du
corps ( épaule) du dominé qui est figuré par le trait
horizontal.

- Tête en avant , oeil dilaté, sourcils relevés, oreilles couchées, lèvre supérieure retroussée découvrant les dents, cou tendu, queue portée: attitude de manace et de préparation à l'attaque.

- Tête dressée, oreilles droites, queue remuant, lèvre  supérieure légèrement retroussée (sourire): accueil amical. Cette attitude ne s' adresse habituellement qu'à une personne humaine.

- Tête détournée, regard fuyant, oreilles couchées, cou rentré, queue remuant un peu: attitude de préparation à la fuite.

- Tête orientée de bas en haut vers la bouche du congénère, oreilles à demi-couchées, position accroupie, queue entre les jambes: attitude de soumission ( rappel de la position adoptée par le jeune qui demande à sa mère de régurgiter de la nourriture).Cette posture est parfois
 accompagnée du léchage des lèvres. Ce dernier, lorsqu'il est dirigé vers les mains ou le visage du maître signifie aussi la soumission.

- Oreilles couchées, décubitus latéral, queue entre les jambes, présentation du ventre ou de la région ano-génitale au congénère ( rappel de la position adoptée par le jeune lorsqu'il sollicite de la part de sa mère un léchage du ventre ou de l'anus pour éliminer. Dans certains cas, en face d'un propriétaire autoritaire ou de la part d'un chien hypersoumis par exemple, ce comportement se prolonge jusque la miction de soumission.

- Membres antérieurs fléchis avec appui sur les coudes, cou arqué, pointe du museau tournée vers le haut, oreilles dressées ( ou couchées), regard orienté vers le congénère ( ou détourné), mouvements latéraux de la queue: attitude d'invitation au jeu.
Dans certains cas; cette posture est accompagnée d'une attitude de soumission ou de mouvements alternatifs d'approche et de retrait. Parfois aussi, le chien pose un membre antérieur sur le dos du congénère.


        4 - Communication tactile

Des informations transmises par le sens du tact seraient subtilement échangées dans certaines circonstances: chiens qui, se rencontrant, se "tâtent" de la truffe, chiens qui se reposent ou dorment côte à côte.

c ) Comportement agonistique.

 L'arme de combat principale utilisée par l'espèce canine est sa denture. Des coups de pattes ou des bousculades sont effectués pour se dégager ou pour déséquilibrer l'adversaire.

 Chacun des combattants essaye d'éviter les mâchoires de l'autre et de le saisir entre les dents où il peut l'atteindre, c'est-à-dire, généralement au cou, au garrot ou à l'épaule. Le vainqueur est celui qui parvient à jeter son antagoniste au sol et à l' y maintenir sous la menace de ses dents ou grâce à ses antérieurs. Le vaincu manifeste alors sa soumission en présentant la gorge ou en adoptant une des attitudes déjà décrites.
Quand un chien a l'intention d'attaquer, il le montre en adoptant l'attitude suivante: oreilles dressées, queue relevée, regard braqué, lèvre retroussée, corps bien d'aplomb sur les quatre membres, poils du garrot et des reins hérissés.

d) Facteurs de cohésion du groupe.


  - Hiérarchie de dominance

    Au sein d'une meute de loups s'installe deux hiérarchies: une entre
mâles et une entre femelles. Chez les mâles, on distingue, par ordre
hiérarchique décroissant, un individu "alpha", des mâles adultes
subdominants, les mâles jeunes, puis les louveteaux de sexes mélangés
 et enfin, éventuellement, un individu "oméga" dominé par tous les
 autres qui peut être considéré comme "bouc émissaire".
Au sein des mâles, c'est le loup "alpha" qui règle la position hiérarchique
 de chacun par son comportement plus ou moins dominateur. La hiérarchie
n'est donc pas linéaire à proprement parler.
Chez les femelles, il y aussi un individu "alpha" qui se trouve ssur un plan
d'égalité avec le mâle "alpha". Ensuite, on observe les femelles adultes
subdominantes entre lesquelles s'établit un ordre linéaire, puis les femelles
jeunes et enfin les louveteaux mâles et femelles qui sont soumis à tous.

La femelle "alpha"  domine les mâles subdominants qui dominent les
femelles subdominantes qui elles-mêmes dominent les jeunes mâles
auxquels sont soumises les jeunes femelles.
Les conditions de vie du chien domestique ne lui permettraient qu'exceptionnellement de former des meutes d'une taille suffisante pour constituer un système hiérarchique semblable à celui du loup. Néanmoins, on observe au sein d'une nichée de chiots, entre 3 et 4 mois ( s'ils sont toujours ensemble à cet âge, ce qui n'est pas le cas normalement), s'établit une hiérarchie linéaire ou complexe, les jeunes étant soumis à tous les adultes.
Dans un foyer humain où vivent plusieurs chiens de compagnie des rapports doùminant-dominé s'établissent entre les individus. La position étant fonction de l'âge, du sexe et de la race notamment.

 - Guidage

   Ce phénomène est très développé dans l'espèce canine. Dans un groupe de chien, on peut observé qu'un des individus est guide pour une activité particulière tandis qu'un autre le sera pour une autre activité. Le guidange s'oberve aussi dans le cadre de l'acomplissement des tâches du chien domestique: chien de traîneau, chiens d'aveugle.

  - Associations préférentielles

   Ce type de relation établi à l'origine entre la mère et ses jeunes, puis entre les jeunes de la portée, constituerait un des facteurs de cohésion déterminants au sein de la meute chez le loup. La tendance à nouer des relations  préférentielles est aussi très marquée chez le chien.

  - Comportement allélomimétique

   Les chiens manifestent une tendance marquée à accomplir une activité commune. Ce comportement allélomimétique peut s' observer à de multiples occasions:  les chiots essayent de suivre leur mère dès qu' il le peuvent, la présence d'un congénère a une action stimulante lors de la prise des aliments, lors de la course ( un chien est plus rapide s'il court avec un autre), lors du dressage ( utilisation d'un "moniteur"), dans la chasse aux lévriers ( les chiens se renvoient mutuellement le lièvre) et au sein des meutes de chasse à courre.
Ce comportement allélomimétique semble nécessaire au maintien de la cohésion des meutes, notamment au cours des chasses.

   - Comportement de rassemblement du troupeau

   Il existe probablement au sein des meutes et a été perfectionné par le dressage et surtout par la sélection des chiens bergers et bouviers.


e) Structure sociale.


  Fox classe les canidés sauvages selon leur mode de chasse en trois catégories:

- Les représentants du type I ( exemple: renard)

Ils vivent en solitaires. Les proies sont proportionnellement petites. Les animaux adultes sont territoriaux et se rencontrent lors du rut. Les jeunes quittent la mère peu après le sevrage. Il n'y a pas de fonction de hiérarchie au sein de la nichée.
Les moyens de communication par expression corporelle ou faciale sont peu variés et peu peu nuancés ( "tout ou rien")

- Les représentants du type II ( exemple: chacal, coyote)
Ils vivent en couple ou en groupes familiaux. Les proies sont plus grandes, leur capture nécessite la coopération entre plusieurs animaux, elles peuvent être partagées. Ces canidés ne sont pas territoriaux. Les groupes sont stables et les jeunes passent la saison hivernale avec les parents.

 La communicabilité entre les individus est plus développée, de même que le jeu. Dans certains cas, on observe des relations dominant-dominé. Lorsque les conditions écologiques changent, une structure de type I ou III peut être adoptée.

- Les représentants du type III ( exemple: loup, lycaon)

Ils vivent en meutes. Les proies sont encore plus grandes, parfois beaucoup plus grandes que l'animal lui-même. La coopération est encore plus poussée, la technique de chasse est sophistiquée. Lameute comprend une ou plusieurs familles. La puberté étant tardive  (2 ou 3 ans), les jeunes restent longtemps en compagnie de leurs parents et de leur progéniture des années précédentes ou suivantes. Le loup n'est pas territorial, les domaines vitaux des meutes se recouvrent. La tanière est cependant défendue contre les individus ne faisant pas partie du groupe.
Les moyens de communication entre individus sont très élaborés et une entraide réelle existe ( au retour de la chasse, mâles et femelles régurgitent une partie du contenu stomacal afin de nourrir les jeunes et les individus âgés ou éclopés.)
Selon les conditions du milieu, les espèces appartenant au type III peuvent changer leur mode de chasse et revenir aux types I ou II;
Le chien chien domestique est un animal social. s'il en a la possibilité, il va tendre à adopter une structure sociale comparable à celle du type III de FOX.
Pour un chien de compagnie, la rue, le quartier, le parc ou la campagne où il se promène seul ou en compagnie de son maître est le domaine vital, tandis que la niche, la maison, la voiture ou le domaine du propriétaire est assimilé à la tanière, c'est-à-dire le territoire qui est défendu. L'homme occupe la place de l'individu "alpha" de la meute dont son animal s' imagine faire partie.

e) Comportement social et utilisation du chien.


Pour utiliser ou même vivre correctement avec un chien, il est souhaitable de bien connaître les principes de l'apprentissage qui permettront de réaliser une éducation et un dressage adéquats. Nombreux propriétaires commettent des erreurs à cet égard, des chiens sont ainsi "gâchés" définitivement et doivent malheureusement être éliminés .


       - Socialisation

   Pour qu'un chien domestique réponde aux critères exigés d'un animal de compagnie ou de travail, il faut qu'il soit correctement socialisé à l'homme.
Un chiot enlevé à sa mère et élevé au biberon, sans contact avec ses congénères, est hypersocialisé à l'homme. Il éprouve peu d'intérêt ou de la peur à l'égard des autres chiens. Son attachement et sa dépendance vis-à-vis des personnes humaines sont exagérés.

 On observe chez lui des troubles comportementaux: comportement sexuel orienté vers l'homme, comportement maternel perturbé ( lactation nerveuse), insuffisant ou inexistant (agalaxie), absence du répertoire de communication interspécifique. Devenu adulte, ce ne sera pas un chien et en tout cas, il n'aura pas conscience d'en être un.
A l'inverse, un chiot privé de tout contact humain pendant les trois premiers mois de sa vie est peureux ou agressif vis-à-vis de l'homme. Il évite toute proximité et tout contact physique avec lui. Il est éventuellement possible de l'apprivoiser ( socialisation secondaire), mais pas de l'éduquer ni de le dresser. Devenu adulte, il sera absolument inutilisable.
Pratiquement, il est donc essentiel que le chiot ait des contacts aussi bien avec les chiens qu'avec l'homme, dès le début de la période de socialisation
( c'est-à-dire dès qu'il a 21 jours).

Le nombre et la durée des contacts, de même que leur qualité, sont importants. La simple distribution de nourriture ne créant aucun lien.
Les chiots souvent manipulés et placés dans des situations variées et nombreuses où l'homme et le chien sont impliqués, deviennent plus forts psychiquement et sont plus aptes à comprendre  le dressage.
Selon l'utilisation que l'on aura du chien, on le socialisera plus ou moins à l'homme et plus ou moins à l'espèce canine.

Ainsi les chiens de compagnie, les chiens d'arrêt et retrievers peuvent être fort socialisés à l'homme. Ils vivent en permanence à son contact et doivent être aptes à communiquer avec lui et à l'apprentissage.
Les chiens de garde et de défense doivent être relativement bien socialisés à l'homme, suffisamment pour être bien dressés et pas trop pour ne pas faire preuve d'un excès de soumi

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Dernière mise à jour de cette page le 29/09/2008

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